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Swiss krono à l'heure de l'économie circulaire

Publié dans S'informer / 30 octobre 2019

Swiss krono à l'heure de l'économie circulaire

En matière d’économie circulaire, l’unité de production de Swiss Krono, installée à Sully-sur-Loire, dans le Loiret, est exemplaire. Focus sur un groupe de proximité, soucieux d’investir pour dynamiser et apporter de la valeur ajoutée à ses produits tout en utilisant les ressources locales.

1966, l’Autrichien Ernst Kaindl crée le groupe Swiss Krono, aujourd’hui fabricant mondial de panneaux dérivés du bois. Un premier lieu de production est implanté à Menznau, en Suisse, puis le groupe se développe progressivement à l’étranger. Désormais, il totalise dix sites, dont les activités se concentrent sur la construction bois avec panneaux et dalles OSB*, agencement et ameublement intérieur, flooring (sols stratifiés).

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Sully-sur-Loire : approvisionnement durable
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En 1987, 60 hectares de friches industrielles sont rachetés par le groupe à Sully-sur-Loire, dans le Loiret, pour y installer une unité de production pas comme les autres. Il est d’une part l’unique fabricant d’OSB sur le territoire français à cumuler deux productions sur un même lieu : celle de l’OSB et celle des panneaux de particules et décoratifs. Autre particularité : « Nos panneaux sont en bois français ! », précise Vincent Adam, président du site. « Nous nous approvisionnons à 180?km à la ronde, entre la forêt d’Orléans et la Sologne. La proximité de la ressource était d’ailleurs l’intérêt du site au moment du rachat », souligne Vincent Adam. D’ailleurs, l’unité s’attache à se rapprocher de la matière première à travers divers investissements.
Avec une production annuelle de 900?000?m3 de panneaux, tous types confondus, et l’intégration, pour ceux de particules, de 40?% de produits recyclés (broyats de palettes, sciure…), elle est un participant majeur de l’économie circulaire. D’autant que « les ressources sont certifiées PEFC*, ce qui signifie une traçabilité sur lesdits produits recyclés, mais aussi sur les rondins utilisés pour l’OSB », précise le président.

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Investir pour le local
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En vingt ans, le groupe a investi plus de 200 millions d’euros. Des investissements qui se concentrent « de plus en plus sur le terroir, pour valoriser cette ressource et y apporter de la valeur ajoutée ». Ces trois dernières années, 30 millions ont été dévolus à l’achat d’un écorceur qui permet d’utiliser davantage de feuillus (50?%, contre 10?% auparavant), d’une presse à mélaminés et d’une autre dernièrement.
Le groupe continue sur sa lancée et prévoit, entre autres, l’automatisation d’une partie de son activité, s’orientant ainsi vers l’indus­trie 4.0. Avec, en filigrane, la formation des personnels et le recrutement de compétences dans l’automatisation.

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Booster l’économie
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Au service de cette production, 1?600 emplois, dont 400 sur site et 1?200 indirects, deux filiales forestières (Velbois et Garnier bois, à Alençon, dans l’Orne) et « une myriade de sous-traitants et fournisseurs ». Une participation significative au développement économique de la région, en plus d’être « le premier consommateur d’énergie du Loiret ». Le groupe affiche 180 millions d’euros de chiffre d’affaires, « dont 60?% de parts de marché pour l’OSB et 16?% pour les panneaux décoratifs. Ces derniers étant en progression de 3?% sur 3 ans ». Voilà une économie qui ne néglige personne et qui circule parfaitement !

 


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